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Guide pratique · France · Réglementation 2026

Contrôle technique camping-car en 2026 : fréquence, prix, PTAC, VASP et points contrôlés

Le contrôle technique d’un camping-car dépend d’abord de sa catégorie administrative et de son PTAC. Jusqu’à 3,5 tonnes, il suit le régime des véhicules légers. Au-delà, il doit être présenté dans un centre poids lourd, tout en conservant, lorsqu’il est classé M1 ou M1G, une périodicité de quatre ans puis deux ans.

Mis à jour le 30 juillet 2026 Lecture : environ 16 minutes Textes officiels vérifiés

La réponse en 30 secondes

Camping-car de 3,5 t maximum

Contrôle dans un centre véhicules légers : première visite dans les six mois avant les quatre ans, puis tous les deux ans.

Camping-car de plus de 3,5 t

Contrôle dans un centre poids lourd habilité : première échéance à quatre ans, puis contrôle tous les deux ans pour les M1 ou M1G.

Fourgon ou van aménagé

Les caractéristiques réelles doivent correspondre à la carte grise. Une transformation notable doit être régularisée.

Sommaire

  1. Le contrôle technique est-il obligatoire ?
  2. Comment identifier la catégorie sur la carte grise ?
  3. Quand passer le contrôle technique ?
  4. Camping-car léger ou poids lourd : quelles différences ?
  5. Quel est le prix du contrôle technique ?
  6. Quels sont les points contrôlés ?
  7. La cellule, le gaz et les équipements sont-ils contrôlés ?
  8. Fourgon aménagé et homologation VASP
  9. Le camping-car est-il pesé ?
  10. Résultats et contre-visite
  11. Contrôle technique lors de la vente
  12. Sanctions en cas de contrôle dépassé
  13. Préparer le véhicule avant le rendez-vous
  14. Questions fréquentes

Le contrôle technique est-il obligatoire pour un camping-car ?

Oui. En France, un camping-car est soumis au contrôle technique, qu’il pèse moins ou plus de 3,5 tonnes. Le seuil de 3,5 tonnes ne supprime donc pas l’obligation : il détermine surtout le régime de contrôle et le type de centre dans lequel prendre rendez-vous.

Un camping-car de 3,5 tonnes maximum relève généralement de la catégorie M1 ou M1G et du genre national VASP. Il est contrôlé comme véhicule léger, selon l’ arrêté du 18 juin 1991. Un camping-car dépassant 3,5 tonnes relève du contrôle technique des véhicules lourds, régi notamment par l’ arrêté du 27 juillet 2004.

Contrôle technique camping-car

Camping-car léger ou poids lourd : la règle des 3,5 tonnes

Le critère clé n’est pas la taille du camping-car, mais le PTAC indiqué sur la carte grise. C’est lui qui détermine dans quel type de centre le contrôle technique doit être réalisé.

Le seuil à retenir 3,5 tonnes Vérifie la case F.2 de la carte grise. Si elle dépasse 3 500 kg, le camping-car relève du circuit poids lourd.

Camping-car léger

Contrôle dans un centre véhicules légers

PTAC ≤ 3,5 t Case F.2 inférieure ou égale à 3 500 kg
  • Premier contrôle dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire.
  • Ensuite, contrôle technique tous les 2 ans.
  • Règles proches de celles d’une voiture particulière.
  • Le contrôle s’effectue dans un centre agréé VL.

Camping-car poids lourd

Contrôle dans un centre habilité poids lourd

PTAC > 3,5 t Case F.2 supérieure à 3 500 kg
  • Le centre doit être équipé pour recevoir les véhicules lourds.
  • Le gabarit et le poids imposent des installations adaptées.
  • Pour un camping-car M1 ou M1G, le premier contrôle reste à 4 ans.
  • La périodicité reste ensuite de 2 ans, et non 1 an.

Les cases à vérifier sur la carte grise

F.2
PTAC La donnée principale pour savoir si le camping-car est léger ou poids lourd.
J
Catégorie Souvent M1 ou M1G pour les camping-cars immatriculés en France.
J.1
Genre national On retrouve généralement la mention VASP sur un vrai camping-car homologué.
J.3
Carrosserie Peut préciser la carrosserie du véhicule selon son homologation.
Attention : le type de contrôle dépend du PTAC administratif, pas simplement du poids réel du jour. En revanche, en circulation, le camping-car ne doit pas dépasser cette limite une fois chargé.
Camping-car léger ou poids lourd : la règle des 3,5 tonnes

Comment savoir quel contrôle technique s’applique grâce à la carte grise ?

Le nom commercial du véhicule ne suffit pas. Un profilé, un intégral, une capucine ou un fourgon peuvent relever de catégories différentes. Pour éviter un rendez-vous dans un centre inadapté, il faut lire plusieurs cases du certificat d’immatriculation.

F.2

PTAC du véhicule

La case F.2 indique la masse maximale admissible du véhicule en service. C’est la valeur à comparer au seuil de 3 500 kg.

J

Catégorie européenne

Un camping-car est généralement classé M1 ou M1G. La lettre G signale une aptitude tout-terrain répondant aux critères réglementaires.

J.1

Genre national

La mention VASP désigne un véhicule automoteur spécialisé. Un fourgon encore classé CTTE reste juridiquement une camionnette.

J.3

Carrosserie

Cette case précise la carrosserie ou l’usage reconnu. Elle doit rester cohérente avec l’aménagement réellement présent.

Quand passer le contrôle technique d’un camping-car ?

Dans le cas général, le premier contrôle intervient autour du quatrième anniversaire de la première mise en circulation. Après un résultat favorable, la périodicité est de deux ans.

Type de camping-car Premier contrôle Contrôles suivants Centre compétent
PTAC ≤ 3,5 t, catégorie M1 ou M1G Dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire Tous les 2 ans Centre véhicules légers
PTAC > 3,5 t, catégorie M1 ou M1G Échéance à 4 ans après la première mise en circulation Tous les 2 ans Centre poids lourd
Camping-car de collection ≤ 3,5 t, mis en circulation à partir de 1960 Contrôle tous les 5 ans si la carte grise porte la mention collection Centre adapté à sa catégorie
Camping-car de collection ≤ 3,5 t, antérieur à 1960 Dispensé de contrôle technique
Véhicule de collection de plus de 3,5 t Dispensé de contrôle technique

Exemple pour un camping-car léger immatriculé en 2022

Un camping-car mis en circulation le 1er octobre 2022 doit passer son premier contrôle entre le 1er avril et le 30 septembre 2026. Il ne faut pas attendre le 1er octobre : le contrôle doit être réalisé avant le quatrième anniversaire.

1
Première mise en circulation

La date figure en case B du certificat d’immatriculation.

4
Premier contrôle

À effectuer avant l’échéance du quatrième anniversaire.

2
Renouvellement

Un contrôle favorable est ensuite valable deux ans.

Camping-car léger ou poids lourd : quelles différences au contrôle ?

La périodicité est désormais proche, mais l’organisation pratique reste très différente. Un camping-car poids lourd ne peut pas être accepté sur une ligne conçue uniquement pour les véhicules légers.

Camping-car VL : PTAC jusqu’à 3,5 t

  • Centre de contrôle technique véhicules légers.
  • Référentiel de 133 points applicable aux M1.
  • Premier contrôle dans les six mois avant les quatre ans.
  • Contre-visite sous deux mois en cas de résultat S ou R.
  • Tarifs affichés par énergie dans le catalogue du centre.

Camping-car PL : PTAC supérieur à 3,5 t

  • Centre poids lourd disposant d’une ligne adaptée au gabarit.
  • Référentiel de contrôle des véhicules lourds.
  • Première échéance à quatre ans pour les M1 ou M1G.
  • Périodicité de deux ans depuis l’évolution réglementaire de 2017.
  • Contre-visite sous deux mois pour les M1 ou M1G.

Quel est le prix du contrôle technique d’un camping-car ?

Le prix n’est pas réglementé. Chaque centre fixe librement le tarif du contrôle périodique et celui de la contre-visite. Les montants doivent être affichés de manière visible à l’entrée du centre.

Un camping-car peut coûter plus cher à contrôler qu’une voiture, notamment en raison de son gabarit, du temps de positionnement et de la disponibilité limitée des lignes adaptées. Pour un modèle de plus de 3,5 tonnes, le recours à un centre poids lourd réduit encore le nombre d’établissements compatibles.

Ce qu’il faut comparer avant de réserver

  • le tarif correspondant exactement à la catégorie et à l’énergie du véhicule ;
  • l’acceptation des camping-cars, vans et véhicules de grande hauteur ;
  • la limite de PTAC admise sur la ligne de contrôle ;
  • le prix de la contre-visite et les conditions d’une éventuelle gratuité ;
  • la possibilité d’accueillir un double essieu ou un véhicule très long ;
  • le délai de rendez-vous, particulièrement avant les grands départs.

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Les tarifs étant libres, vérifie plusieurs centres et confirme par téléphone la compatibilité avec la hauteur, le PTAC et le gabarit du véhicule.

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Quels sont les points contrôlés sur un camping-car ?

Pour un camping-car léger de catégorie M1, le contrôle comprend 133 points réglementaires, répartis en neuf grandes fonctions. L’examen est réalisé sans démontage. Le contrôleur vérifie l’état, le fonctionnement, la conformité visible et certaines mesures réglementaires.

01

Identification

Plaques, numéro de série, concordance avec la carte grise, kilométrage et caractéristiques administratives.

02

Freinage

Efficacité, déséquilibre, disques, plaquettes, canalisations, flexibles, frein de stationnement et témoins.

03

Direction

Jeux, colonne, assistance, rotules, fixations et comportement des organes de direction.

04

Visibilité

Pare-brise, champ de vision, rétroviseurs, essuie-glaces et lave-glace.

05

Éclairage et électricité

Feux, clignotants, dispositifs réfléchissants, branchements et équipements électriques liés à la sécurité routière.

06

Essieux, roues et suspension

Pneus, indices de charge, roulements, ressorts, amortisseurs, essieux et éléments de liaison au sol.

07

Châssis et accessoires

Corrosion, longerons, traverses, plancher, carrosserie, portes, marchepieds et fixations visibles.

08

Autre matériel

Ceintures, sièges homologués pour la route, avertisseur sonore, compteur et équipements obligatoires.

09

Nuisances

Émissions polluantes, opacité des fumées, fuites, échappement et niveau sonore dans le cadre du référentiel.

Les points particulièrement sensibles sur un camping-car

Le poids élevé, la prise au vent, les longues périodes d’immobilisation et les charges importantes sollicitent davantage certaines pièces. Les défauts suivants méritent une attention spécifique :

  • pneus anciens, craquelés ou insuffisants malgré une sculpture encore visible ;
  • indice de charge non adapté au poids supporté par l’essieu ;
  • freinage déséquilibré après un long stationnement ;
  • amortisseurs, lames ou suspensions pneumatiques présentant une fuite ;
  • corrosion du châssis et des ancrages de cellule ;
  • feux latéraux, feux de gabarit ou répétiteurs défectueux ;
  • ceintures et sièges route non conformes au nombre de places de la carte grise ;
  • échappement, pollution ou fuite de carburant.
Contrôle technique camping-car

Les 9 fonctions contrôlées sur un camping-car

Le contrôle technique d’un camping-car léger reprend la structure du contrôle des véhicules légers, avec une attention particulière au gabarit, aux équipements et à l’état général du véhicule.

9 grandes fonctions examinées Ces fonctions regroupent l’ensemble des points vérifiés lors du contrôle technique, qu’il s’agisse de sécurité, de structure, d’équipements ou de nuisances.
1

Identification du véhicule

Vérification de la plaque d’immatriculation, du numéro de série, de la conformité des documents et de l’identification générale du camping-car.

2

Équipements de freinage

Contrôle de l’efficacité du freinage, de l’équilibre, de l’état des disques, tambours, flexibles et du frein de stationnement.

3

Direction

Vérification du volant, de la colonne, de la crémaillère, des rotules et de l’absence de jeu anormal pouvant affecter la tenue de route.

4

Visibilité

Contrôle du pare-brise, des rétroviseurs, des essuie-glaces, du lave-glace et de tout élément pouvant gêner la vision du conducteur.

5

Feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques

Vérification des phares, feux arrière, clignotants, feux stop, catadioptres, éclairage de plaque et équipements électriques liés à la circulation.

6

Essieux, roues, pneus et suspension

Contrôle des amortisseurs, ressorts, roulements, jantes, pneus, usure, pression visuelle et capacité à supporter le poids du véhicule.

7

Châssis et accessoires du châssis

Vérification du soubassement, de la corrosion, des fixations, de l’état structurel et de certains éléments liés au gabarit du camping-car.

8

Autre matériel

Contrôle de certains équipements comme les ceintures, sièges, avertisseur sonore, portes, marchepieds ou dispositifs de sécurité utiles en circulation.

9

Nuisances

Vérification des émissions polluantes, de l’opacité des fumées, du bruit et de l’état de certains éléments liés à l’échappement.

À savoir : le contrôle technique ne constitue pas une expertise complète de la cellule d’habitation. Un camping-car peut obtenir un contrôle favorable tout en nécessitant, par ailleurs, une vérification spécifique de l’installation gaz, de l’étanchéité ou des équipements de vie.
Les 9 fonctions contrôlées sur un camping-car

La cellule, le gaz, le réfrigérateur et les équipements sont-ils contrôlés ?

Le contrôle technique vérifie d’abord l’aptitude du véhicule à circuler en sécurité. Il ne constitue pas une révision complète de la cellule d’habitation et ne remplace pas une vérification spécialisée de l’installation de gaz, de l’étanchéité, du chauffage, du chauffe-eau ou du réfrigérateur.

Contrôlé

Ce qui peut affecter la sécurité routière

  • fixation de la carrosserie et des éléments visibles ;
  • portes, ouvrants, marchepied et accessoires extérieurs ;
  • sièges et ceintures utilisés pendant la circulation ;
  • éclairage routier et feux de gabarit ;
  • châssis, corrosion et points d’ancrage visibles ;
  • concordance générale avec les caractéristiques administratives.
Pas une certification complète

Ce que le contrôle technique ne remplace pas

  • test complet d’étanchéité du circuit de gaz ;
  • entretien du chauffage ou du chauffe-eau ;
  • contrôle sanitaire du réservoir d’eau ;
  • révision du réfrigérateur ou de l’installation solaire ;
  • diagnostic d’infiltration de la cellule ;
  • expertise globale de la valeur du véhicule.

Un équipement de cellule peut néanmoins devenir pertinent pour le contrôle s’il est mal fixé, s’il modifie la structure, s’il gêne un organe contrôlé ou s’il révèle une transformation qui ne correspond pas au certificat d’immatriculation.

Fourgon aménagé, van et homologation VASP : que vérifie le contrôleur ?

Tous les véhicules dans lesquels on peut dormir ne sont pas automatiquement des camping-cars administratifs. Un utilitaire classé CTTE et un véhicule reconnu VASP CARAVANE peuvent avoir une apparence proche, mais ne relèvent pas exactement des mêmes caractéristiques déclarées.

Quand la carte grise doit-elle être modifiée ?

Une transformation qui modifie les caractéristiques techniques inscrites sur la carte grise, le genre du véhicule, ses poids, ses dimensions, ses places ou ses équipements structurants doit être déclarée. Le propriétaire doit demander l’actualisation du certificat d’immatriculation dans le mois suivant la transformation.

Selon la nature des travaux, une réception à titre isolé auprès de la DREAL, DRIEAT ou DEAL peut être nécessaire. Les règles officielles sont détaillées sur la fiche Véhicule modifié et certificat d’immatriculation.

1

Comparer le véhicule à la carte grise

Vérifie les cases J, J.1, J.3, F.2, S.1 et les informations relatives à l’énergie et au nombre de places.

2

Identifier les transformations permanentes

Meubles fixes, cuisine, couchage, modification des sièges, ouvertures, toit relevable ou changement de poids peuvent imposer une régularisation.

3

Régulariser avant le contrôle ou la vente

En cas de modification notable, une attestation de dépôt d’un dossier de réception à titre isolé peut être demandée au contrôle.

Le camping-car est-il pesé pendant le contrôle technique ?

Le contrôle technique ne doit pas être confondu avec une opération de pesée réglementaire en charge. Le centre vérifie le véhicule selon son référentiel, mais un contrôle périodique favorable ne prouve pas que le camping-car respecte son PTAC lorsqu’il part en voyage avec ses passagers, l’eau, les vélos et les bagages.

Le poids réel peut être contrôlé sur la route par les forces de l’ordre. La charge utile disponible correspond, de manière simplifiée, à la différence entre le PTAC indiqué en F.2 et la masse du véhicule prêt à rouler. Les accessoires installés après l’achat réduisent cette marge.

PTAC Case F.2
Poids réel prêt à partir Véhicule + personnes + chargement
=
Marge restante Doit rester positive

Pourquoi le poids reste important pour réussir le contrôle

  • les pneus doivent avoir un indice de charge adapté ;
  • la suspension ne doit pas être affaissée, endommagée ou fuyarde ;
  • les essieux et roulements subissent les effets d’une charge élevée ;
  • un ajout permanent peut rendre les données de carte grise inexactes ;
  • un véhicule très chargé peut compliquer certains essais ou présenter un risque.

Résultat favorable, défaillance majeure ou critique : quelles conséquences ?

Résultat Signification Contre-visite Validité
A Favorable Aucune défaillance majeure ou critique Non 2 ans dans le cas général
S Majeure Défaut pouvant compromettre la sécurité ou l’environnement Oui, sous 2 mois 2 mois
R Critique Danger direct et immédiat ou conséquence environnementale grave Oui, sous 2 mois Uniquement le jour du contrôle

En cas de défaillance critique, le camping-car ne dispose plus d’un contrôle valide dès le lendemain. Compte tenu de son poids et de son gabarit, une panne critique de freinage, de direction, de pneumatique ou de châssis peut rendre un remorquage spécialisé nécessaire.

Si la contre-visite n’est pas réalisée dans les deux mois, un nouveau contrôle périodique complet est obligatoire. La page dédiée à la contre-visite détaille le prix, les documents, le changement de centre et les conséquences d’un dépassement de délai.

Quel contrôle technique faut-il pour vendre un camping-car ?

Pour vendre à un particulier un camping-car léger de plus de quatre ans, le vendeur doit remettre un procès-verbal de contrôle technique datant de moins de six mois. Lorsqu’une contre-visite est prescrite, le contrôle doit dater de moins de deux mois au moment des démarches de cession.

Le contrôle peut donc être défavorable pour défaillance majeure lors de la vente, à condition de rester dans sa période de validité et d’informer clairement l’acheteur. En présence d’une défaillance critique, les réparations et la contre-visite doivent être réalisées avant la vente à un particulier.

Le contrôle technique ne suffit pas pour sécuriser l’achat

  • demande un test d’étanchéité de la cellule et recherche les infiltrations ;
  • vérifie les factures, la distribution et l’entretien du porteur ;
  • contrôle le fonctionnement du gaz, du chauffage et du réfrigérateur ;
  • compare les numéros de série du porteur, de la cellule et de la carte grise ;
  • vérifie la charge utile réelle et les accessoires ajoutés ;
  • consulte l’historique administratif et les kilométrages via HistoVec.

Quelles sanctions si le contrôle technique est dépassé ?

Circuler sans contrôle technique valide expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 750 €. Dans la pratique, l’amende forfaitaire est généralement de 135 €.

Les forces de l’ordre peuvent décider l’immobilisation du camping-car. La carte grise peut être retenue et remplacée par une fiche de circulation temporaire permettant de présenter le véhicule au contrôle. Une mise en fourrière peut également être décidée dans certaines situations.

135 € Amende forfaitaire habituelle
750 € Montant maximal prévu
7 jours Validité possible de la fiche de circulation remise après immobilisation

Le défaut de contrôle annule-t-il automatiquement l’assurance ?

Non, l’absence de contrôle technique ne supprime pas automatiquement l’assurance ni l’indemnisation des tiers. En revanche, les conséquences sur les dommages du propriétaire dépendent du contrat, des circonstances du sinistre et du lien entre l’état du véhicule et l’accident. Il faut donc éviter les affirmations générales : seule l’analyse du contrat et du dossier permet de conclure.

camping car sur banc pour controle technique Camping-car sur une ligne de contrôle technique adaptée

Comment préparer un camping-car avant le contrôle technique ?

Une préparation sérieuse ne consiste pas à masquer un défaut, mais à corriger les anomalies simples et à faire examiner les organes sensibles avant le rendez-vous. Les camping-cars roulent parfois peu : l’âge des composants compte autant que le kilométrage.

Une semaine avant

  • contrôler l’âge, la pression et l’état des pneus, y compris les roues jumelées ;
  • faire vérifier les freins si le véhicule est resté immobilisé longtemps ;
  • rechercher les fuites d’huile, de carburant et de liquide de frein ;
  • examiner le châssis, la corrosion et les fixations visibles ;
  • tester les ceintures et la stabilité des sièges route ;
  • confirmer le rendez-vous avec les dimensions et le PTAC exacts.

La veille

  • tester tous les feux, y compris les feux de gabarit et latéraux ;
  • remplir le lave-glace et vérifier les balais d’essuie-glace ;
  • rendre accessibles les ceintures, numéros d’identification et organes visibles ;
  • sécuriser les objets, placards, vélos et accessoires transportés ;
  • retirer les charges inutiles sans modifier l’aménagement homologué ;
  • préparer l’original de la carte grise.

Le jour du contrôle

  • arriver avec un moteur à température normale pour les mesures antipollution ;
  • signaler les particularités de démarrage, de frein de stationnement ou de suspension ;
  • apporter les documents relatifs à une modification notable en cours de régularisation ;
  • laisser suffisamment de carburant pour les essais sans remplir inutilement les réservoirs d’eau ;
  • demander des explications précises sur toute défaillance relevée.

Comment ce guide a été vérifié

Les règles présentées ont été confrontées aux fiches Service-Public mises à jour en 2026, aux arrêtés réglementant les contrôles VL et PL, au Code de la route et aux documents techniques de l’UTAC-OTC. Les prix n’étant pas réglementés, aucun « tarif officiel » ou montant moyen figé n’est présenté comme une norme nationale.

Sources primaires Service-Public, Légifrance, Code de la route et UTAC-OTC
Date de vérification 30 juillet 2026
Périmètre France, camping-cars M1/M1G, VL et PL, usage privé

Questions fréquentes sur le contrôle technique camping-car

Quelle est la fréquence du contrôle technique d’un camping-car ?

Le premier contrôle intervient avant le quatrième anniversaire de la première mise en circulation. Un contrôle favorable est ensuite valable deux ans. Cette périodicité s’applique aussi aux camping-cars M1 ou M1G de plus de 3,5 tonnes.

Quel est le prix d’un contrôle technique camping-car ?

Il n’existe pas de tarif national réglementé. Chaque centre fixe son prix. Le gabarit, le PTAC, l’énergie et le recours à une ligne poids lourd peuvent faire varier le montant.

Où faire contrôler un camping-car de plus de 3,5 tonnes ?

Il faut choisir un centre agréé pour les véhicules lourds et confirmer qu’il accepte les camping-cars de cette hauteur, de cette longueur et de ce nombre d’essieux.

Le contrôle technique vérifie-t-il l’installation de gaz ?

Le contrôle technique routier ne remplace pas une vérification spécialisée de l’étanchéité et des appareils au gaz. Il peut toutefois relever un problème lié à une fixation, une transformation ou un élément affectant la sécurité du véhicule.

Un camping-car doit-il être vide pour le contrôle technique ?

Il n’a pas à être totalement vidé, mais les objets doivent être sécurisés et les organes à contrôler accessibles. Retire les charges inutiles et évite de présenter un véhicule manifestement surchargé.

Le camping-car est-il pesé au contrôle technique ?

Le contrôle périodique n’est pas une certification de la masse réelle du véhicule chargé pour le voyage. Le respect du PTAC peut être contrôlé séparément sur la route.

Un fourgon aménagé non VASP peut-il passer le contrôle technique ?

Tout dépend de la nature de l’aménagement et de la concordance avec la carte grise. Une transformation notable ou permanente modifiant les caractéristiques déclarées doit être régularisée. Un simple équipement amovible ne relève pas nécessairement du même traitement.

Combien de temps a-t-on pour effectuer la contre-visite ?

Une défaillance majeure ou critique impose une contre-visite dans les deux mois. En cas de défaillance critique, le contrôle n’est toutefois valable que le jour de la visite initiale.

Peut-on vendre un camping-car avec une contre-visite ?

Pour un camping-car léger vendu à un particulier, un procès-verbal défavorable pour défaillance majeure peut être remis tant qu’il date de moins de deux mois. Une défaillance critique doit être réparée avant la vente.

Les camping-cars de collection sont-ils dispensés ?

Un véhicule de collection de 3,5 tonnes maximum mis en circulation avant 1960 est dispensé. À partir de 1960, il est généralement contrôlé tous les cinq ans. Les véhicules de collection de plus de 3,5 tonnes sont dispensés.

Une caravane doit-elle passer le contrôle technique ?

Une caravane dont le PTAC est inférieur ou égal à 3,5 tonnes n’est pas soumise au contrôle technique périodique français, même lorsqu’elle possède sa propre carte grise.

Peut-on passer le contrôle technique du camping-car à l’étranger ?

Pour un véhicule immatriculé en France, le contrôle technique périodique français doit être réalisé en France dans un centre agréé. Un contrôle étranger ne le remplace pas, sauf cas particuliers liés à l’immatriculation d’un véhicule provenant de l’Union européenne.

Sources officielles

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