Résultat favorable
Pas de contre-visite. Les défaillances mineures signalées restent néanmoins à corriger.
Guide pratique · France
Une contre-visite est obligatoire lorsqu’un contrôle technique révèle au moins une défaillance majeure ou critique. Vous disposez généralement de deux mois pour faire réparer le véhicule et le représenter, mais une défaillance critique rend le contrôle valable uniquement jusqu’à la fin du jour de la visite initiale.
Pas de contre-visite. Les défaillances mineures signalées restent néanmoins à corriger.
Contre-visite obligatoire dans les deux mois. Le contrôle reste valable pendant ce délai.
Contre-visite obligatoire dans les deux mois, mais le contrôle n’est valable que le jour de l’examen.
La contre-visite est un second examen réglementaire réalisé après un contrôle technique défavorable. Elle sert à vérifier que les réparations correspondant aux défaillances majeures ou critiques relevées sur le procès-verbal ont bien été effectuées.
Il ne s’agit normalement pas d’un nouveau contrôle complet. Le contrôleur vérifie l’identification du véhicule et les points, ou ensembles de points, associés aux anomalies ayant entraîné la contre-visite. La portée exacte dépend donc du contenu du procès-verbal et des règles techniques prévues par l’annexe I de l’arrêté du 18 juin 1991.
Un résultat peut être favorable tout en mentionnant des défaillances mineures. Elles ne déclenchent pas de contre-visite, mais elles doivent être corrigées afin d’éviter leur aggravation et de maintenir le véhicule en bon état.
Exemple de procès-verbal avec defauts à corriger avant contre-visite (source forum NivAventure)
À l’issue du contrôle technique, le procès-verbal porte l’une des trois lettres suivantes. Cette lettre détermine l’obligation de contre-visite et la durée de validité du contrôle.
| Résultat | Situation | Contre-visite | Validité |
|---|---|---|---|
| A Favorable | Aucune défaillance majeure ou critique | Non | En général 2 ans pour une voiture particulière |
| S Majeure | Au moins une défaillance majeure, sans défaillance critique | Oui | 2 mois à compter du contrôle périodique |
| R Critique | Au moins une défaillance présentant un danger direct et immédiat | Oui | Limitée au jour du contrôle |
Les anomalies les plus souvent concernées touchent notamment le freinage, la direction, les pneumatiques et suspensions, la visibilité, l’éclairage, la structure du véhicule ou les émissions polluantes. La gravité ne dépend toutefois pas seulement de la pièce : elle dépend aussi de l’importance précise du défaut constaté.
La contre-visite doit être réalisée dans un délai maximal de deux mois après le contrôle technique périodique défavorable. La date limite exacte figure sur le procès-verbal : c’est cette date qu’il faut retenir, plutôt que de recalculer soi-même l’échéance.
Le procès-verbal indique les anomalies et la date limite de validité.
Faites traiter tous les points soumis à contre-visite, sans attendre la dernière semaine.
Présente le véhicule réparé avec sa carte grise et le procès-verbal original.
Passé la date limite, le centre ne peut plus effectuer une simple contre-visite. Le véhicule doit repasser un contrôle technique périodique complet, facturé comme une nouvelle visite. Si ce nouveau contrôle est encore défavorable, un nouveau délai de deux mois commence à partir de ce nouveau procès-verbal.
Une réparation peut nécessiter une pièce, un second diagnostic ou un réglage. En cas de nouvel échec avant la fin du délai initial, la nouvelle contre-visite doit encore être réalisée dans la limite de ce même délai de deux mois.
La réponse dépend du niveau de gravité. Il faut surtout distinguer la validité administrative du contrôle, l’état réel du véhicule et une éventuelle immobilisation décidée par les forces de l’ordre.
Le contrôle reste valable pendant deux mois. Le véhicule peut donc, en principe, circuler durant cette période. Cela ne dispense pas de réparer rapidement : une défaillance majeure peut compromettre la sécurité, nuire à l’environnement ou mettre en danger les autres usagers.
Le contrôle n’est valable que jusqu’à la fin du jour où il a été réalisé. Après cette journée, le véhicule n’a plus de contrôle technique valide. Une défaillance critique correspond en outre à un danger direct et immédiat : faire transporter ou réparer le véhicule sans reprendre la route est souvent la solution la plus sûre.
Le centre de contrôle technique ne prononce pas lui-même une immobilisation administrative et ne confisque pas les clés. Il remet le procès-verbal et signale la gravité du défaut. En revanche, lors d’un contrôle routier, la police ou la gendarmerie peut immobiliser le véhicule en l’absence de contrôle technique valide. Une mise en fourrière est également possible dans certaines situations.
L’absence de contrôle ou de contre-visite obligatoire est passible d’une amende forfaitaire de 135 €, pouvant être minorée ou majorée selon les conditions de paiement. Cette infraction n’entraîne pas de retrait de point, selon la DGCCRF.
Un véhicule faisant l’objet d’une campagne de rappel grave avec demande du constructeur de cesser immédiatement son utilisation peut être placé en contre-visite pour défaillance critique. Cette mesure vise notamment les rappels présentant un risque grave pour la sécurité routière, la santé publique ou l’environnement.
Dans les deux cas, une contre-visite est obligatoire. La différence essentielle concerne le niveau de danger et la durée pendant laquelle le contrôle technique reste valide.
Résultat défavorable S
Le défaut peut compromettre la sécurité du véhicule, avoir un impact négatif sur l’environnement ou mettre les autres usagers en danger.
Résultat défavorable R
Le défaut constitue un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou présente une conséquence grave pour l’environnement.
Même en présence d’une défaillance critique, le contrôleur ne procède pas lui-même à une immobilisation administrative. Une immobilisation ou une mise en fourrière peut en revanche être décidée par les forces de l’ordre.
Il n’existe pas de tarif national obligatoire. Le prix du contrôle technique et celui de la contre-visite sont librement fixés par chaque centre. Les tarifs doivent être clairement affichés à l’entrée et à l’accueil du centre.
En pratique, une contre-visite peut être incluse dans le prix de la visite initiale, proposée à tarif réduit ou facturée séparément. Elle peut donc coûter de 0 € lorsqu’elle est incluse à plusieurs dizaines d’euros. Il n’existe pas de moyenne nationale réglementaire suffisamment stable pour servir de tarif de référence : le prix réellement affiché par le centre reste la bonne information à vérifier avant le rendez-vous.
Les prix étant libres, deux centres proches peuvent appliquer des montants différents. Vérifiez le prix de la visite et les conditions de la contre-visite avant votre rendez-vous.
Lorsqu’elle est incluse, il s’agit d’une offre commerciale. Elle peut être limitée à une seule contre-visite, à certains points ou à un retour dans le même centre. Lis les conditions affichées avant de choisir uniquement sur le prix de la visite initiale.
La contre-visite est généralement plus courte qu’un contrôle périodique complet, car son périmètre est limité aux éléments prescrits par la réglementation à partir du procès-verbal défavorable. Sa durée dépend toutefois du nombre de points concernés et des appareils de mesure à utiliser.
Il vérifie la concordance du véhicule, de la carte grise et du procès-verbal présenté.
Il contrôle les défaillances majeures ou critiques et, selon les règles applicables, les points associés.
Le résultat est favorable si aucune défaillance majeure ou critique subsiste sur les éléments vérifiés.
Non. Le contrôleur vérifie l’état du véhicule, pas la facture du garage. Vous pouvez faire réparer le véhicule par un professionnel ou effectuer vous-même les travaux si vous disposez des compétences nécessaires. Dans tous les cas, la réparation doit être effective et conforme au moment de la contre-visite.
En l’absence du procès-verbal, si les données informatiques ne sont pas consultables, le centre devra réaliser un nouveau contrôle technique périodique complet. Conservez donc l’original et apportez-le même lorsque vous revenez dans le centre initial.
Oui. La contre-visite peut être réalisée dans n’importe quel centre agréé en France. Vous n’êtes pas obligé de retourner dans celui qui a effectué la première visite. Lorsque vous changez de centre, la présentation du procès-verbal original est indispensable.
Attention toutefois aux conditions commerciales : si le premier centre incluait la contre-visite dans son forfait, cet avantage ne s’applique généralement pas chez un autre opérateur.
Véhicule sur un banc de freinage en centre agréé
Si une défaillance majeure ou critique subsiste sur les points vérifiés, une nouvelle contre-visite est prescrite. Elle doit être effectuée dans la limite du délai de deux mois calculé depuis le contrôle périodique initial.
Lorsque ce délai est dépassé, un nouveau contrôle complet est obligatoire. Ce nouveau contrôle ouvre ensuite un nouveau délai s’il est lui-même défavorable. Cette règle évite qu’une succession de contre-visites prolonge indéfiniment la validité du premier contrôle.
La contre-visite n’est pas une révision générale. Son périmètre réglementaire repose sur les points prescrits à partir du contrôle initial. Cela ne dispense jamais le propriétaire de maintenir le véhicule en bon état : une anomalie nouvelle, visible ou dangereuse, doit être traitée même si elle ne figure pas sur le premier procès-verbal.
Pour une vente à un particulier, un véhicule de plus de quatre ans doit généralement être accompagné d’un contrôle technique de moins de six mois. Lorsqu’une contre-visite est prescrite, le délai de deux mois ne doit toutefois pas être dépassé : un procès-verbal défavorable pour défaillance majeure peut être remis à l’acheteur uniquement pendant ce délai. L’acheteur réalise ensuite les réparations et la contre-visite avant l’échéance indiquée.
En présence d’une ou plusieurs défaillances critiques, les réparations et la contre-visite doivent être réalisées avant la vente à un particulier. La vente à un professionnel de l’automobile obéit à des règles différentes et peut être réalisée sans contrôle technique valide. Les règles détaillées sont précisées sur la page officielle Vendre ou donner son véhicule.
C’est le taux global de contre-visites prescrites lors des contrôles techniques périodiques des véhicules légers en 2025, selon l’UTAC-OTC. Ce chiffre confirme qu’une contre-visite n’est pas exceptionnelle, mais qu’une vérification simple avant rendez-vous peut éviter plusieurs causes fréquentes de refus.
Avant le contrôle, vérifiez notamment l’éclairage, l’état et la pression des pneus, la visibilité du pare-brise, les essuie-glaces, les plaques d’immatriculation et les témoins allumés au tableau de bord. Ces vérifications ne remplacent pas un entretien mécanique, mais elles permettent d’éliminer certains défauts facilement repérables.
Oui, dès que le procès-verbal mentionne un résultat défavorable S pour défaillance majeure ou R pour défaillance critique. Une défaillance mineure seule n’impose pas de contre-visite.
La contre-visite doit être effectuée dans les deux mois suivant le contrôle initial. La date précise est imprimée sur le procès-verbal. Avec une défaillance critique, le contrôle n’est toutefois valable que le jour de la visite initiale.
Une défaillance critique représente un danger direct et immédiat. Même si le contrôle reste administrativement valable jusqu’à la fin du jour de l’examen, cela ne garantit pas que le véhicule puisse être conduit sans risque. Selon la panne, un remorquage ou un transport sur plateau est préférable.
Non. Son prix est libre : elle peut être incluse dans le forfait initial, gratuite sous conditions ou facturée séparément. Vérifiez le tarif et les conditions avant le contrôle.
Non. Vous pouvez choisir un autre centre agréé. Présentez impérativement l’original du procès-verbal défavorable, faute de quoi un contrôle complet peut être nécessaire si les données ne sont pas accessibles.
Contacte d’abord le centre ayant réalisé le contrôle pour demander un duplicata. Sans document et sans accès aux données informatiques du contrôle défavorable, le nouveau centre devra réaliser un contrôle périodique complet.
Non. Après une contre-visite favorable, la validité est calculée à partir de la date du contrôle périodique initial ayant entraîné la contre-visite, et non à partir de la date de la contre-visite.
Non. Elle confirme uniquement que les points réglementaires soumis à contre-visite ne présentent plus de défaillance majeure ou critique. Elle ne remplace ni une révision ni un diagnostic complet.
Ce guide concerne principalement les voitures particulières, camping-cars et véhicules légers de moins de 3,5 tonnes. Les principes de contre-visite concernent aussi d’autres catégories, mais la périodicité et certains textes diffèrent, notamment pour les motos et scooters.
Comparez les prix publiés officiellement, repérez les centres proches et vérifiez les conditions de contre-visite avant de prendre rendez-vous.